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Signes discrets dans les psychoses ordinaires

Mental, n° 35

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Le débat sur la radicalisation le montre, nous ne savons plus comment interpréter les signaux et les signes qui nous viennent de l’Autre. La clinique analytique ne pousse pas à s’appuyer sur les signaux comportementaux, ni sur les signes ostentatoires de la croyance, comme preuve des intentions cachées d’un sujet, mais sur les signes discrets et secrets, qui indiquent chez un sujet « un désordre dans le sentiment de la vie », autrement dit les signes discrets d’une psychose ordinaire. « Si vous ne reconnaissez pas une névrose, si vous ne voyez pas des signes évidents d’une psychose, cherchez les petits indices », disait Jacques-Alain Miller à propos de la psychose ordinaire.

Ce numéro de MENTAL 35 est consacré à l’exploration de cette clinique des signes discrets dans les psychoses ordinaires, ces psychoses qui ne sont ni des psychoses « extraordinaires », ni des névroses. Quels indices permettent de se repérer dans cette clinique contemporaine ?

 

  • une mise au point sur le signe et son interprétation
  • la notion de psychose ordinaire explicitée et revisitée
  • une conversation menée par Jacques-Alain Miller pour s’orienter dans la pratique
  • des illustrations permettant de saisir la logique de la clinique
  • l’interview du psychiatre et psychanalyste Serge Hefez, qui nous parle de sa consultation pour jeunes radicalisés et leur famille

 

MENTAL 35 – Sommaire : « Signes discrets dans les psychoses ordinaires »

 

Edito

Clotilde Leguil « Des signes ostentatoires aux signes discrets »

 

Retour sur le congrès de la NLS à Dublin

Yves Vanderveken « Vers une généralisation de la clinique des signes discrets »

 

Diagnostiquer le présent

Lilia Mahjoub « Du signifiant au signe »

Miquel Bassols « Psychoses, ordonnées sous transfert »

Réginald Blanchet « L’imaginaire dans les psychoses ordinaires »

François Ansermet « Paradoxes des signes discrets »

Jacques Borie « Averti du signe »

Eric Laurent « Portrait de Joyce en Saint homme »

 

L’interview de MENTAL

Rencontre avec Serge Hefez, « Le désir d’un autre monde »

 

Nouveaux enjeux de la psychanalyse au XXIe siècle

Jacques-Alain Miller, « De la nature des semblants »

 

Logique de la clinique

Dossia Avdelidi « La psychose non déclenchable »

Florencia Shanahan « Note introductive sur les signes discrets »

Alan Rowan « Les désordres de la personnalité et la psychose ordinaire »

Marco Mauas « La psychose ordinaire, intime »

Lieve Billiet « Modalité du surmoi »

Serge Dziomba, « De la flèche au manège »

Laurent Dupont « Le bruyant et le discret »

Dominique Holvoet « Signes explicites de fin d’analyse »

Jacques-Alain Miller « Conversation clinique à Dublin sur trois cas »

Herbert Wachsberger « De l’expérience énigmatique au phénomène élémentaire »

Claudia Iddan « Pousse-à-l’homme »

Geert Hoornaert « Un fruit dévasté »

Antonio Di Ciaccia « Le temps et la séance analytique »

Maurizio Mazzoti « Un facteur incompressible »

Véronique Voruz « Pas de temps à perdre »

Fabian Fajnwaks « Nouage du temps et de l’acte dans la décision »

Jean-Daniel Matet « Commentaire des deux témoignages d’A.E. à Milan »

 

Autres liens, autres lieux

Aurélie Pfauwadel « Lacan versus Foucault »

Grigory Arkhipov « Sur la schizophrénie larvée en URSS »

Virginie Leblanc « Sur le prix Goncourt, Une chanson douce »

Omaïra Messeguer « Signes discrets de la féminité »

Clotilde Leguil « Sophie Calle, un pari sur la perte »

 

 

Edito  Des signes ostentatoires aux signes discrets

 

Clotilde Leguil

 

Dans le moment de crise que nous traversons en Europe, au cours de ce premier quart de XXIe siècle, le débat politique porte sur les moyens de déchiffrer les signaux de la radicalisation chez des sujets qui ne sont pas encore passés à l’acte. Le débat porte aussi sur les signes ostentatoires d’appartenance religieuse dans l’espace public. Comment interprète-t-on ces signes ? Faut-il y voir un signe qui ne trompe pas et nous indique un danger ? Faut-il y voir une provocation ou un habitus, reposant sur un rapport à l’autorité traditionnelle, en perte de vitesse dans les démocraties occidentales ? Nous ne savons plus comment interpréter les signaux et les signes qui nous viennent de l’Autre.

« Signes discrets dans les psychoses ordinaires », est le titre du Congrès de la NLS, organisé par Yves Vanderveken, congrès qui s’est tenu à Dublin les 2 et 3 juillet 2016. Ces signes discrets nous indiquent l’orientation des psychanalystes lacaniens à l’époque de la fin de l’ordre symbolique. La clinique analytique ne pousse pas à s’appuyer sur les signaux comportementaux, qui permettraient de prévoir un départ, ni non plus sur les signes ostentatoires de la croyance, comme preuve des intentions cachées d’un sujet, mais sur les signes discrets et secrets, qui indiquent chez un sujet « un désordre dans le sentiment de la vie[1] ».

« Si vous ne reconnaissez pas une névrose, si vous ne voyez pas des signes évidents d’une psychose, cherchez les petits indices[2] », disait Jacques-Alain Miller à propos de la psychose ordinaire. Ce numéro de MENTAL 35, qui se conçoit dans la continuité des deux précédents eu égard à la question politique qui les animait déjà, est consacré à l’exploration de cette clinique des signes discrets, dont Yves Vanderveken nous dit qu’elle s’est généralisée. Si ces signes propres à la clinique la plus actuelle sont discrets, c’est qu’ils ne répondent plus à la logique de l’enseignement classique de Lacan qui conduisait à départager névrose et psychose à partir d’un seul signe, celui de la présence dans le discours du Nom-du-Père comme opérateur logique.

Au sein des psychoses ordinaires, l’Autre social, l’Autre corporel, l’Autre subjectif, si l’on suit Jacques-Alain Miller dans son « Effet retour sur la psychose ordinaire », se voient frappés d’une teinte singulière qui indique que, s’il ne s’agit pas d’une psychose extraordinaire, il ne s’agit pas pour autant d’une névrose. Lilia Mahjoub revient ainsi sur la clinique lacanienne du signe au signifiant, Reginald Blanchet nous montre en quel sens le rapport à l’imaginaire prend un statut particulier dans la psychose ordinaire, qu’on ne lui trouve pas de la même façon dans les névroses. La conversation clinique avec Jacques-Alain Miller qui s’est tenue autour de trois cas présentés à Dublin est un précieux témoignage de la façon dont on peut chercher des indices pour se repérer dans cette nouvelle clinique.

MENTAL 35 a choisi de prolonger cette enquête sur les signes en publiant le premier cours de Jacques-Alain Miller de l’année 1991, sur « La nature des semblants », cours qui interroge le statut du signifiant au regard du réel, à partir de la catégorie lacanienne de « semblant ».  Parce que le signe peut aussi n’être que semblant, il est question de savoir ce qui sera la voie d’accès au réel, par-delà l’imaginaire et le symbolique. Un voile, est-ce du semblant, ou est-ce un signe qui indique aussi quelque chose du réel dont il est question ?

[1] Selon l’expression de Lacan à propos du Président Schreber dans son écrit sur « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », Écrits, Champ freudien, 1995, p. 558, expression reprise par Jacques-Alain Miller à propos de la psychose ordinaire, cf. ci-dessous.

[2] Miller J.-A., « Effet retour sur la psychose ordinaire », Quarto, 94-95, Retour sur la psychose ordinaire, janvier 2009, p. 49.

Auteur

Éditeur

Collection

Date de publication

janvier 2017, réimpression 2018

Nombre de pages

264

EAN

9791090482074

Poids 0.377 kg
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