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Pas sans le réel

Parcours croisés

Sous la direction de Françoise Santon & Hervé Castanet

avec Hervé Castanet, Dino Commetti, Jean-Pierre Cometti, Guillaume Le Blanc, Jean-François Lyotard, Henri Meschonnic, Jean-Luc Nancy, Olivier Rebufa

 

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Référence : PART-PAS-SS-REEL Série : Thématiques : , , ,

La revue Il particolare, sous-titrée art-littérature-théorie critique, a été créée en 1999 à Marseille. Elle vient de publier son numéro double 21 & 22. Je la dirige, mais pas seul. Françoise Santon réalise la revue, la rend possible, l’incarne. Sans elle, la revue ne serait pas. Depuis sa création, le C.N.L. (Ministère de la Culture), la Région P.A.C.A., la Mairie de Marseille, le Conseil Général 13, aident (ou ont aidé), avec élégance, à sa réalisation. C’est une revue très soignée, très attentive à la lettre des articles publiés.

Pourquoi ce titre emprunté à une langue étrangère (l’italien précisément) : il particolare ?

Pour rappeler que toute langue, même celle que l’on dit, non sans pertinence, la langue maternelle, est Autre pour celui qui parle. Dire décentre le sujet des mirages où la prise de la conscience étend sa raison. il particolare inscrit ce qui fait style.

Le style – d’un écrivain, d’un poète, d’un peintre mais aussi d’un théoricien – est inséparable d’un point spécifié de réel – soit ce qui échappe à toute prise du mot, de l’image, de la représentation ou du concept. Précisément, la fonction (et l’usage) du mot, de l’image, de la représentation, du concept est, non point de réduire ce réel, mais de l’épurer, de le mettre aux commandes de l’acte – de l’acte de théorie, d’écriture, de poésie ou de création d’images. Ce réel est cause.

Au titre du style, le poète peut rencontrer le peintre, le philosophe ou le cinéaste. Ce n’est pas une politique de l’œcuménisme, du « il faut un peu de tout pour faire un Monde ». C’est une politique qui veut tirer les conséquences de ces praxis où dire, écrire, donner à voir, théoriser font surgir un réel qui – l’œuvre y fait réponse – produit tel écrivain, tel poète, tel peintre, tel théoricien. C’est, par exemple, Jean Genet (le flamboyant Genet) qui écrit sur Giacometti (le rigoureux et austère Giacometti) : « L’art de Giacometti me semble vouloir découvrir cette blessure secrète de tout être et même de toute chose, afin qu’elle les illumine. » Et le poète d’ajouter : « Au peuple des morts, l’œuvre de Giacometti communique la connaissance de la solitude ([] la blessure, singulière, différente pour chacun []) de chaque être et de chaque chose, et que cette solitude est notre gloire la plus sûre. »

Aussi, l’auteur, qu’un nom propre désigne, est moins la cause que l’effet de son œuvre. Une telle formulation sort le rapport auteur-œuvre de l’idéalisme causal qui souvent se retrouve encore ici ou là. Le sous-titre de la revue indique que c’est dans le nouage de ces trois registres, art/littérature/théorie critique, que il particolare trouve son enjeu.

Cette revue publie donc de la poésie – celle pour laquelle il y a urgence à publication –, des  textes sur l’art – qui ne se réduit pas à une sublimation esthétique –, des articles de théorie critique – qu’est-ce qui, dans les savoirs constitués (philosophie, ethnologie, etc.), fait aujourd’hui question incontournable ? Elle reproduit des « images », ou des fragments de travaux en cours, d’artistes. Elle n’est pas pour autant une revue « de » poésie pure, ou une revue « d’ » art ou « de » théorie critique. Elle est une revue pour ce nouage qui n’est pas déjà là, mais à produire, à problématiser. Ici, la question du style – du réel qu’il indexe – trouve son impact éditorial.

Les éditions Himeros, en la personne de notre ami Gérard Laniez, veulent rendre hommage au travail de la revue. Ce qui suit n’est pas un choix d’articles relevant du nouage qui fait notre enjeu. Seuls des textes appartenant au champ des théories critiques sont retenus. Cette édition n’est pas un petit bout de la revue. C’est autre chose. Faisons le pari de la lecture pour savoir ce que deviennent ces textes sortis de leur contexte. Acceptons cette nouvelle vie car il particolare n’a pas de propriétaires.

 

Sommaire :

 

Hervé Castanet : Prologue

Jean-Pierre Cometti : L’étoffe est politique

Jean-Luc Nancy : L’image : mimesis & methesis

Dino Commetti: Cézanne et le rêve de l’art : la pendule noire

Jean-François Lyotard : Sur la constitution du temps par la couleur dans le Paradigme du Bleu Jaune Rouge d’Albert Aymé

Henri Meschonnic : 15 poèmes extraits de « L’obscur travaille »

Olivier Rebufa : Porte-folio (accompagné d’un texte d’Hervé Castanet)

Guillaume Le Blanc : Le débordement du sujet selon Michel Foucault

Isabelle Koch : La « monnaie de Dieu » – sur le statut de l’être créé chez saint Augustin

 

Directeur de la rédaction : Hervé Castanet

Co-directrice, rédactrice : Françoise Santon

Éditeur

Date de publication

mai 2011

Poids 0.450 kg
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